SEPT SYNDICATS DE FONCTIONNAIRES CLAQUENT LA PORTE DU CONSEIL COMMUN DE LA FONCTION PUBLIQUE

Sept des neuf syndicats de la Fonction publique (dont FO) ont quitté le Conseil commun de la Fonction publique le 13 février, en pleine séance, pour dénoncer le projet de loi de réforme du service public qui leur était présenté.

Le texte de 33 articles (à télécharger ici) s’inscrit dans le cadre de la grande transformation de l’action publique voulue par le gouvernement, qui doit, selon lui, permettre de diminuer le niveau de dépenses de trois points de PIB à l’horizon 2022, avec notamment la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires.

“On est particulièrement exaspérés, un an de discussions stériles pour nous faire croire qu’on peut modifier les textes et on a un projet de loi qui est quasiment le postulat de départ”, a déploré le secrétaire général de la FGF FO, Christian Grolier.

“Nous avons fait de multiples propositions au gouvernement”, a dit la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison. “Rien de ce qu’on a pu mettre les uns et les autres n’est repris par le gouvernement, ça s’appelle un dialogue de sourds”.

Huit syndicats avaient demandé au gouvernement le 12 février la suspension de ce projet de loi.

Deux syndicats, signataires de ce courrier commun, n’ont pas quitté le Conseil : la CFDT et l’UNSA.

Le projet de loi, qui doit désormais passer en Conseil commun de la fonction publique le 6 mars pour validation, “reprend les pires craintes qu’on pouvait avoir”, insiste Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT-Fonctionnaires.

Avec seulement deux semaines pour proposer des amendements, c’est “un passage en force sans précédent” et une “mise à mort” à terme du statut des fonctionnaires. Qui appelle, selon M. Canon, une “riposte syndicale sans précédent”.

Les organisations se réuniront lundi prochain pour déterminer si elles appellent à la grève.