COMMENT LES CONCOURS ET EXAMENS DE LA FONCTION PUBLIQUE S’ADAPTENT À LA REPRISE ÉPIDÉMIQUE

Port du masque, règles de distanciation, organisation des salles, déroulement des épreuves… La direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) vient de diffuser ses recommandations pour le déroulement des concours et examens de la fonction publique en cette rentrée, au travers d’une note datée du 16 septembre. 

Reprise épidémiologique oblige, l’organisation des concours et examens de la fonction publique s’adapte. Dans une note diffusée le 16 septembre, la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) détaille ses recommandations pour le déroulement de ces derniers en cette rentrée : 10 pages de consignes portant tant sur des recommandations générales que sur la préparation de l’organisation des épreuves [cliquez ici pour consulter la note]. Avec une menace d’exclusion pour les candidats qui ne respecteraient pas les règles.

Comme l’a déjà précisé le décret du 10 juillet dernier prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face au Covid-19, l’obligation du port du masque ne s’applique pas aux candidats à un concours ou à un examen lorsqu’ils sont assis. Les préfets peuvent malgré tout imposer le port du masque aux candidats assis, notamment lorsque les circonstances locales l’exigent. Dans les zones de circulation active du virus, les préfets ont aussi la possibilité de suspendre la tenue des épreuves de recrutement des fonctionnaires.

Le port du masque étant obligatoire dans tous les espaces clos recevant du public depuis le 20 juillet, il s’impose dès l’accueil du candidat et lorsque ce cernier circule au sein du centre d’examen. Les centres d’examen devront de ce fait mettre des masques à la disposition des candidats “qui le nécessitent”. 

Recours aux amphithéâtres déconseillé 

S’agissant de l’organisation des salles d’examen ou concours, la note de la DGAFP rappelle que chaque candidat doit disposer d’un espace de 4 mètres carrés minimum et que les tables doivent êtres espacées d’un mètre. Aucune limite n’est néanmoins fixée s’agissant du nombre maximal de personnes susceptibles d‘être accueillies dans une même salle d’examen.

“Lorsque l’organisation et les systèmes d’information le permettent, les candidats peuvent être convoqués par vagues, de sorte à assurer autant que possible le remplissage des salles à partir du fond et, le cas échéant, des salles les plus éloignées du point d’accueil en premier lieu”, souligne toutefois la DGAFP. Et de préciser que les convocations “devront attirer l’attention des candidats sur la nécessité de se présenter suffisamment à l’avance afin d’éviter les regroupements”. “En fonction du volume de candidats et des modalités d’accueil retenues, l’horaire de convocation peut être jusqu’à 1 h 30 voire 2 h avant le début des épreuves”, indique la note.

Le recours aux amphithéâtres, quant à lui, n’est “généralement pas recommandé pour l’organisation de concours eu égard aux contraintes particulières qu’ils présentent pour assurer la surveillance et la lutte contre la fraude”. Ces amphis rendent difficile le respect des distances entre candidats et “limitent la capacité à assurer le respect des mesures barrières de la part des candidats situés en haut à l’égard de ceux situés plus bas”, explique la DGAFP.

Port du masque pour les jurys 

Outre le déroulement des épreuves écrites, la note de la DGAFP revient aussi sur le déroulement des épreuves orales. Comme lors des épreuves écrites, le candidat, une fois assis, n’est plus assujetti à l’obligation de porter un masque lors de son oral. Pas de dérogation, en revanche, pour les membres du jury ou de l’instance de sélection.

“Afin d’assurer des mesures de protection adaptées, des écrans plexiglas ou hygiaphones peuvent être placés devant le candidat et, le cas échéant, devant les membres du jury”, indique la DGAFP. Mais, de manière à ne “pas gêner les échanges entre les membres du jury”, “de tels équipements ne devraient être placés entre eux que lorsque la distance d’1,5 mètre au moins ne peut être assurée” entre le candidat et le jury dans le cadre d’échanges en face-à-face.