2 À 3 JOURS DE TÉLÉTRAVAIL PAR SEMAINE PRÉCONISÉS DANS LES ADMINISTRATIONS EN ZONES D’ALERTE

Dans les zones d’alerte renforcée et maximale, le gouvernement incite “très fortement” les administrations à développer la pratique du télétravail. Des consignes détaillées figurent dans une circulaire adressée ce mercredi 7 octobre aux ministres. Hors enseignants, 20 % des agents de l’État sont aujourd’hui équipés pour pouvoir travailler de chez eux “comme au bureau”. Cette proportion était de 12 % en mars. L’exécutif veut atteindre 25 % d’ici la fin de l’année.

À aggravation de la situation sanitaire, renforcement du télétravail dans la fonction publique. Après le passage de Paris et de la petite couronne en zone d’alerte maximale, la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, pousse les administrations à basculer rapidement et de manière très large en travail à distance.

“Dans les zones d’alerte renforcée et dans les zones d’alerte maximale, nous incitons très fortement les chefs de service et les employeurs à agir de manière à ce que leurs organisations de travail puissent intégrer 2 à 3 jours de télétravail par semaine”, a-t-elle ainsi expliqué lors d’un point presse, mardi 6 octobre. Et ce pour les agents “dont les missions peuvent être exercées en télétravail” et “à chaque fois que cela ne nuit pas à la continuité du service public”.

Circulaire aux ministres

Cette montée en puissance du télétravail “doit se faire dans le cadre d’un dialogue social de qualité et suivi notamment en services déconcentrés” et “dans des conditions adéquates”, a-t-elle souligné. Autant de consignes que la ministre vient de détailler dans une circulaire adressée ce mercredi 7 octobre aux ministres [cliquez ici pour la consulter]. Ces consignes ont aussi vocation à s’appliquer aux employeurs territoriaux et hospitaliers.

Hors enseignants, 20 % des agents de l’État sont aujourd’hui “équipés pour pouvoir travailler de chez eux comme au bureau”, a aussi indiqué Amélie de Montchalin. Cette proportion était de 12 % au mois de mars. “Le plan de montée en charge de l’équipement devrait nous amener à peu près à 25 % à la fin de l’année”, a-t-elle ajouté, en mettant en avant l’enveloppe de 200 millions d’euros prévue dans le plan de relance pour le déploiement d’outils de travail à distance, mais aussi la concertation qui vient d’être lancée sur le sujet.