ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE : LE MÉDECIN DU TRAVAIL POURRA PRESCRIRE ET RENOUVELER UN ARRÊT DE TRAVAIL …

État d’urgence sanitaire: le médecin du travail pourra prescrire et renouveler un arrêt de travail en cas d’infection ou de suspicion d’infection à la covid-19, établir un certificat médical pour les salariés vulnérables et réaliser des tests de détection du SARS-CoV-2.

L’ordonnance n° 2020-1502 du 2 décembre 2020 adapte les conditions d’exercice des missions des services de santé au travail à l’urgence sanitaire:

L’article 1er prévoit que les services de santé au travail, comprenant ceux des établissements de santé, sociaux et médico-sociaux mentionnés à l’article 2 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions particulières relatives à la fonction publique hospitalière, participent à la lutte contre la propagation de la covid-19, notamment par la diffusion, à l’attention des employeurs et des salariés, de messages de prévention contre le risque de contagion, l’appui aux entreprises dans la définition et la mise en œuvre des mesures de prévention adéquates contre ce risque et dans l’adaptation de leur organisation de travail aux effets de la crise sanitaire, et enfin la participation aux actions de dépistage et de vaccination définies par l’Etat.

L’article 2 prévoit que le médecin du travail peut, dans des conditions définies par décret, prescrire et renouveler un arrêt de travail en cas d’infection ou de suspicion d’infection à la covid-19 et établir un certificat médical pour les salariés vulnérables en vue de leur placement en activité partielle en application du deuxième alinéa du I de l’article 20 de la loi du 25 avril 2020 susvisée. Cet article prévoit également que le médecin du travail et, sous sa supervision, d’autres professionnels de santé des services de santé au travail peuvent prescrire et réaliser, dans des conditions et selon des modalités précisées par décret, des tests de détection du SARS-CoV-2.

L’article 3 prévoit que les visites prévues dans le cadre du suivi de l’état de santé des travailleurs peuvent être reportées, sauf lorsque le médecin du travail les estimerait indispensables. Un décret en Conseil d’Etat doit préciser les modalités d’application de cet article, notamment pour les travailleurs faisant l’objet d’un suivi adapté ou régulier, ou d’un suivi individuel renforcé, ainsi que les conditions dans lesquelles il s’applique aux visites médicales reportées en application de l’article 3 de l’ordonnance du 1er avril 2020 précitée et qui, à la date d’entrée en vigueur de la présente ordonnance, n’ont pu être réalisées.

Enfin, l’article 4 précise que les articles 1er et 2 de l’ordonnance sont applicables jusqu’au 16 avril 2021 et l’article prévoit également que les visites médicales pouvant faire l’objet d’un report en application de l’article 3 de la présente ordonnance sont celles dont l’échéance résultant des textes applicables antérieurement à l’entrée en vigueur de l’ordonnance du 1er avril 2020 susvisée intervient avant le 17 avril 2021. Ces visites sont organisées par les services de santé au travail selon des modalités définies par décret en Conseil d’Etat et dans la limite d’un an suivant l’échéance précitée.