MÉDICO-SOCIAL : AUGMENTATION DE SALAIRE SEULEMENT POUR LA FONCTION PUBLIQUE HOSPITALIÈRE

Le gouvernement a annoncé des augmentations de rémunération pour les « oubliés du Ségur ». Mais seuls les personnels sociaux et médicosociaux de la fonction publique hospitalière sont concernés.

Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la santé, et Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’Autonomie, ont signé avec les partenaires sociaux, ce 11 février, l’extension des augmentations de salaires du Ségur de la santé – 183 euros net mensuel – pour le secteur médicosocial. Avec néanmoins une grande restriction : cet accord ne concerne que les personnels d’établissements médicosociaux rattachés à un hôpital public…

« A compter du 1er juin 2021, ces 18 500 professionnels, qui, principalement, accompagnent des personnes handicapées ou en perte d’autonomie, bénéficieront de ce nouveau complément de rémunération de 183 euros net par mois. Celui-ci sera, par ailleurs, pris en compte dans le calcul de la retraite », précise, dans un communiqué, le cabinet du Premier ministre.

Et les autres ?

Pour les autres professionnels du secteur – fonctionnaires territoriaux et salariés du privé (lucratif et non lucratif) – il faudra attendre. Dans son communiqué, Matignon indique simplement que « le gouvernement a demandé à Michel Laforcade [mandaté pour une mission sur les métiers de l’autonomie, ancien directeur général de l’ARS de Nouvelle-Aquitaine, ndlr] d’engager les discussions avec les organisations syndicales s’agissant des professionnels des structures publiques autonomes ».

Or, pour ce qui concerne le secteur privé non lucratif, un accord avait déjà été trouvé entre les partenaires sociaux : l’avenant 43, signé par tous il y a un an. Le gouvernement avait pourtant refusé de le valider fin 2020.

Les négociations doivent reprendre, en présence des conseils départementaux. En effet, le gouvernement ne s’est engagé que sur une enveloppe, prévue dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021, de 150 millions d’euros pour cette année, puis 200 millions par an pour aider les départements à revaloriser les salaires dans l’aide à domicile.

Or, les grandes fédérations du secteur associatif ont évalué le besoin à 700 millions d’euros. Et le coût pour le secteur lucratif viendrait en plus. Une note bien trop salée pour les départements…

Publié le 11/02/2021
• Par Isabelle Raynaud
• Dans : lagazettedescommunes.com

Image par Peter Stanic de Pixabay