LE SALAIRE NET MOYEN DES AGENTS TERRITORIAUX À LÉGÈREMENT PROGRESSÉ EN 2019

L’étude annuelle de l’Insee indique que le salaire net moyen des agents territoriaux a légèrement progressé (+ 0,4 %) en 2019 tandis que celui des agents publics dans leur ensemble est resté stable.

2 320 euros par mois. Tel est pour l’année 2019 le montant du salaire net moyen en équivalent temps plein et en euros constants dans la fonction publique. Calculé en tenant compte de l’inflation (+ 1,1 % en 2019) et de l’ensemble des statuts (à l’exception toutefois des militaires, assistants maternels, internes et externes des hôpitaux et apprentis), cet indicateur révélé par l’Insee hier reste stable par rapport à 2018. À noter qu’en euros courants, c’est-à-dire sans intégrer la hausse des prix dans le mode de calcul, le salaire net moyen dans la fonction publique progresse de 1,1 % entre 2018 et 2019.
L’Insee souligne également la persistance en 2019 de différences de rémunération entre les trois versants de la fonction publique. Alors que la fonction publique territoriale (FPT) enregistre une légère progression du salaire net moyen qui s’établit à 1 990 euros par mois (+ 0,4 % après un recul de 0,9 % en 2018), la fonction publique hospitalière (FPH) voit chuter le salaire net moyen (- 0,8 %) qui atteint 2 310 euros. De son côté, la fonction publique de l’État (FPE) maintient le curseur au même niveau que l’année précédente avec un salaire net moyen stabilisé à 2 600 euros par mois.
« Les écarts de niveaux salariaux entre les trois versants résultent principalement des différences de structure en termes de catégories hiérarchiques, de statuts et de types d’emplois occupés », observe l’Insee. Alors que, par exemple, six agents sur dix relèvent de la catégorie A au sein de la FPE, la territoriale compte près de trois quart d’agents issus de la catégorie C dans ses effectifs.

« Entrants »  et « sortants »

L’Insee met, par ailleurs, en évidence une série de variables ayant affecté les politiques salariales au sein des trois versants en 2019. Ce sont les promotions, les départs à la retraite et les recrutements qui ont le plus pesé sur les bulletins de paie des agents publics. L’ « effet de noria »  caractérisé par le recrutement d’agents plus jeunes et moins rémunérés que la génération partant à la retraite s’est notamment traduit par des écarts sensibles du salaire net moyen entre les « entrants »  et les « sortants ». Ainsi, cet écart a atteint – 1,1 point dans l’évolution du salaire moyen de l’ensemble des agents de la FPH, contre – 0,7 point dans la FPE. C’est pour la FPT que l’impact de la différence de salaire entre les « entrants »  et les « sortants »  est le plus faible, puisqu’il atteint seulement – 0,5%.
Parmi les autres facteurs ayant produit des effets sur les salaires des personnels, l’Insee cite notamment la diminution du nombre de bénéficiaires de contrats aidés, dont la rémunération moyenne est inférieure à celle des autres agents, la mise en œuvre du protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) ou encore l’application de l’exonération des cotisations sociales salariales sur les heures supplémentaires effectuées par les agents publics.
Enfin, l’étude réalisée par l’Insee montre que la rémunération moyenne des personnes en place (RMPP) – donnée qui prend en compte l’évolution moyenne de la rémunération des agents présents deux années consécutives chez le même employeur et avec la même quotité de travail – augmente de 1,1 % en euros constants, après une quasi-stabilité en 2018 (- 0,1 %). Elle augmente plus fortement dans la FPE (+ 1,5 %) et dans la FPT (+ 1,2 %) que dans la FPH (+ 0,4 %).

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E.Q.
23 mars 2021
maire-info.com