FERMETURE DES ÉCOLES ET TÉLÉTRAVAIL : LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE FO DEMANDE AUX EMPLOYEURS D’ÊTRE « TOLÉRANTS »

Invité éco de franceinfo jeudi 1er avril, Yves Veyrier, le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), appelle les entreprises à « faire en sorte que les salariés ne subissent pas les conséquences d’une situation qui de toute façon est compliquée. »

Le chômage partiel, « la solution la moins pire »

Les parents qui doivent arrêter de travailler pour garder leurs enfants peuvent demander à bénéficier du chômage partiel, indemnisé à hauteur de 84% du salaire net. « C’est la moins pire des solutions », réagit Yves Veyrier, même si cette perte de revenus « peut faire mal. »

Le leader de Force Ouvrière souligne que les télétravailleurs peuvent aussi demander à bénéficier du chômage partiel, s’ils doivent garder leurs enfants. Un employeur peut-il refuser ? Non, selon Yves Veyrier : « C’est la disposition qu’a confirmée la ministre du Travail. »

Des congés déplacés ?

Certains chefs d’entreprise demandent à pouvoir modifier les congés de leurs salariés, pour s’adapter à la situation. Selon Yves Veyrier, « cela doit se régler dans le cadre du dialogue social. »

« Ce que nous ne voulons pas », poursuit-il, « c’est que certains employeurs, et tous ne se comportent pas ainsi, entrent dans une logique d’affrontement, de tension qui conduise à imposer des congés à ceux qui n’avaient pas prévu de prendre des congés ou à leur imposer un déplacement de congés. »

« Tolérance » sur le télétravail

Plus globalement, le chef de l’État souhaite que le télétravail devienne systématique, à chaque fois que c’est possible. « Si le télétravail est le moyen d’éviter de se contaminer ou de contaminer les autres, à chaque fois qu’on peut le mettre en œuvre, il faut le mettre en œuvre », répond Yves Veyrier.

« Mais, insiste-t-il, il faut tenir compte de la situation des salariés qui n’ont pas forcément une résidence secondaire avec un bureau pour télétravailler ! (…) Il faut que les employeurs soient très tolérants avec le rythme de travail, la productivité… Ils ne doivent pas confondre télétravail et travail à 100% au bon vouloir de l’employeur ».

franceinfo
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